14ème Station

Quatorzième station. Jésus est descendu de la croix.

NOUS VOUS ADORONS, O JESUS, ET NOUS VOUS BENISSONS

PARCE QUE VOUS AVEZ RACHETE LE MONDE PAR VOTRE SAINTE CROIX.

Tout près du Calvaire, dans un jardin, Joseph d’Arimathie s’était fait tailler dans le roc un sépulcre neuf. On y dépose Jésus. Puis on roula une grosse pierre à l’entrée du tombeau.

Profitant de leurs hautes fonctions, Nicodème et Joseph d’Arimathie, disciples du Christ en secret, intercèdent pour Lui. A l’heure de la solitude, de l’abandon total et du mépris, … ils se manifestent avec un courage héroïque.

Montons avec eux jusqu’au pied de la Croix, déclouons Jésus, enveloppons-le dans le linge neuf de notre vie et laissons-le se reposer en nous ou personne ne pourra nous l’arracher. Il n’y a plus qu’une seule manière de vivre sur la terre : mourir avec le Christ et ressusciter avec Lui, jusqu’à ce que nous puissions dire avec l’Apôtre Paul : ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi.

 La nuit tombe. Maintenant tout est fini. L’œuvre de notre Rédemption s’est accomplie. Nous sommes, de nouveau, enfants de Dieu, car Jésus est mort pour nous et sa mort nous a rachetés. Nous sommes invités à faire nôtres la vie et la mort du Christ en suivant ses pas, soucieux de co-racheter toutes les âmes.

Donner sa vie pour les autres. C’est la seule façon que nous ayons de vivre la vie de Jésus-Christ et de ne faire qu’un avec Lui.

 Jésus mon cœur t’est grandement ouvert, viens t’y reposer.

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Le 02/04/2010 Abbé Ferdinand Kajuju


Durant de nombreuses années, le credo a été chanté au terme du chemin de croix à Tournai, sur la place Paul-Emile Janson. N’ayons pas peur de proclamer notre foi virtuellement, d’autant que nous avons les paroles de celui-ci qui sera chanté en latin !




Spécial Carême : chants de l’Emmanuel

13ème Station

Treizième station. Jésus est descendu de la croix.

NOUS VOUS ADORONS, O JESUS, ET NOUS VOUS BENISSONS

PARCE QUE VOUS AVEZ RACHETE LE MONDE PAR VOTRE SAINTE CROIX.

Après avoir obtenu de Pilate la permission que requiert la loi romaine pour enterrer les condamnés, un notable nommé Joseph, homme bon et juste, originaire d’Arimathie, arrive au Calvaire pour enlever le corps de Jésus.

Nicodème est venu avec lui, lui qui précédemment était allé consulter Jésus de nuit. A eux deux, ils descendent le corps de Jésus et le déposent dans les bras de Marie, sa Très Sainte Mère.

Nicodème avait apporté un mélange de myrrhe et d’aloès, d’environ cent livres. Ils prirent le corps de Jésus, le lièrent de linges avec les aromates selon le mode de sépulture en usage. Ces hommes n’étaient pas connus publiquement comme disciples de Jésus. Maintenant, en des circonstances difficiles, alors que les autres ont fui, ces notables font ce qu’il est juste de faire et, ce faisant, ne craignent pas de se déclarer en faveur du Seigneur quoi qu’il puisse en coûter à leur position sociale et à leur réputation.

Jésus est venu sauver le monde, et les siens le renient devant Pilate.

Il nous a montré le chemin du bien, et ils le traînent sur le chemin du Calvaire.

Il a donné l’exemple en tout, et ils lui préfèrent un voleur homicide.

Il est né pour pardonner, et ils le condamnent sans motif au supplice.

Il est arrivé par des sentiers de paix, et ils lui déclarent la guerre.

Il était la Lumière, et ils le livrent au pouvoir des ténèbres.

Il apportait l’Amour, et ils le paient avec de la haine.

Le Roi de l’univers est venu, et ils le couronnent d’épines.

Il s’est fait esclave pour nous libérer du péché, et ils le clouent sur la Croix.

Il a pris chair pour nous donner la Vie, et ils le mettent à mort.


12ème Station

Douzième station. Jésus meurt sur la croix.

NOUS VOUS ADORONS, O JESUS, ET NOUS VOUS BENISSONS

PARCE QUE VOUS AVEZ RACHETE LE MONDE PAR VOTRE SAINTE CROIX.

Au-dessus de la Croix, est écrit le motif de la condamnation : Jésus de Nazareth, Roi des Juifs. Et tous ceux qui passent là l’insultent et se moquent de Lui :

« S’il est roi d’Israël, qu’il descende maintenant de la croix. »

L’un des malfaiteurs prend sa défense : « Il n’a fait aucun mal. »

Puis il adresse à Jésus, pauvre épave à vue humaine, cette demande si humble et pleine de foi :

« Seigneur, souviens-toi de moi quand Tu viendras dans ton royaume. »

« En vérité je te le dis, aujourd’hui même tu seras avec moi dans le Paradis » lui répond Jésus.

Près de la Croix se tient Marie, sa Mère, avec d’autres saintes femmes ainsi que le disciple qu’il aimait. Jésus la regarde, regarde ensuite le disciple qu’Il aime et dit à sa Mère : « Femme, voici ton fils ».

Puis Il dit au disciple : Voici ta mère. A travers ce disciple, toute l’humanité est confiée à Marie.

Le ciel s’obscurcit et la terre est plongée dans les ténèbres. Il est près de trois heures lorsque Jésus s’exclame : « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-Tu abandonné ? »

Après quoi, sachant que tout est sur le point d’être consommé, il dit, afin que s’accomplisse l’Ecriture : « J’ai soif. »

Les soldats trempent une éponge dans du vinaigre et, la fixant à une branche d’hysope, la lui portent à la bouche. Jésus goûte le vinaigre et dit : « Tout est accompli ».

Le rideau du Temple se déchire, et la terre tremble tandis que le Seigneur s’exclame en un grand cri : « Père, entre tes mains je remets mon esprit. » Et il expire ! (Silence)

Jésus, dans la solitude, donne-moi de m’appuyer sur toi et de ne jamais t’abandonner.


11ème Station

Onzième station. Jésus est cloué sur la croix.

NOUS VOUS ADORONS, O JESUS, ET NOUS VOUS BENISSONS

PARCE QUE VOUS AVEZ RACHETE LE MONDE PAR VOTRE SAINTE CROIX.

Maintenant, ils crucifient le Seigneur, et à côté de Lui deux malfaiteurs, l’un à sa droite et l’autre à sa gauche. Pendant ce temps Jésus dit : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. »

C’est l’amour qui a conduit Jésus au Calvaire. Et une fois sur la Croix, tous ses gestes et toutes ses paroles sont des gestes et des paroles d’amour, d’amour serein et fort.

Dans un geste de Prêtre éternel, il ouvre ses bras à l’humanité tout entière.

Ô sainte croix plantée sur les murs de nos maisons, nos églises, sur le passage de nos routes… comme tu es belle ! Mais il faut planter aussi la Croix salvifique du Christ dans les entrailles du monde. C’est là que Jésus veut être élevé : à l’usine, l’atelier, dans le silence des bibliothèques, dans nos écoles et hôpitaux, dans la quiétude de la campagne, dans l’intimité des familles, dans les assemblées, là où se prennent les décisions sociales et politiques, dans nos cœurs… partout où la vie se passe. Jésus mets dans le cœur de chaque chrétien (ne) la force de ne pas rougir de ta Croix.

Jésus, mets dans le cœur de chaque chrétien la force de ne pas rougir de ta Croix.


10ème Station

Dixième station. Jésus est dépouillé de ses vêtements.

NOUS VOUS ADORONS, O JESUS, ET NOUS VOUS BENISSONS

PARCE QUE VOUS AVEZ RACHETE LE MONDE PAR VOTRE SAINTE CROIX.

Lorsque le Seigneur arrive au Calvaire, on lui donne à boire un peu de vin mélangé à du fiel, sorte de narcotique pour atténuer un peu la douleur de la crucifixion. Mais Jésus n’a pas voulu le boire. Il se livre à la mort avec la pleine liberté de l’Amour.

Puis les soldats dépouillent le Christ de ses vêtements.

De la plante des pieds à la tête, il n’y a en lui rien d’intact : blessures, meurtrissures, plaies ouvertes, ni soignées, ni bandées, ni soulagées.

Les bourreaux prennent ses vêtements et en font quatre parts. Mais la tunique est sans couture ; aussi se disent-ils entre eux :

Ne la déchirons pas ; mais tirons au sort pour savoir qui l’aura.

C’est ainsi que l’Ecriture s’accomplit une fois de plus : « ils se sont partagés mes vêtements, ils ont tiré au sort ma tunique. »

C’est la spoliation, le dépouillement, la pauvreté la plus absolue. Rien n’est resté au Seigneur, si ce n’est un morceau de bois.

Pour arriver à Dieu, le Christ est le chemin ; mais le Christ est sur la Croix, et pour monter sur la Croix il faut avoir le cœur libre et libéré. Jésus, donne à chaque participant à ce chemin de croix la force d’abandonner tout ce qui l’éloigne de toi.


9ème Station

Neuvième station. Jésus tombe pour la troisième fois.

NOUS VOUS ADORONS, O JESUS, ET NOUS VOUS BENISSONS

PARCE QUE VOUS AVEZ RACHETE LE MONDE PAR VOTRE SAINTE CROIX.

Jésus ne tient plus debout : les forces lui manquent et il gît à terre, épuisé.

Il s’est livré parce qu’il l’a voulu ; maltraité, il n’ouvrait pas la bouche; tel l’agneau conduit à l’abattoir, et la brebis muette devant ceux qui la tondent.

Jésus accomplit la volonté de son Père.

Généreux, que peut-il encore donner ? Il m’a aimé et s’est livré pour moi, jusqu’à la mort.

Cette fois le Seigneur pourra t-il se relever ? Le poids de notre misère est si pesant !

Humilité de Jésus. Anéantissement de Dieu qui nous élève et nous exalte.

Comme il en coûte d’atteindre le Calvaire ! Ce combat est une preuve authentique de l’amour de Dieu qui veut que nous puissions vaincre.

Jésus donne-moi la grâce de vivre réellement ce chemin de croix et d’être la force de ceux et celles qui sont découragés.


8ème Station

Huitième station. Jésus rencontre les femmes de Jérusalem.

NOUS VOUS ADORONS, O JESUS, ET NOUS VOUS BENISSONS

PARCE QUE VOUS AVEZ RACHETE LE MONDE PAR VOTRE SAINTE CROIX.

Parmi les gens qui regardent passer le Seigneur, quelques femmes ne peuvent retenir leur compassion et éclatent en sanglots.

Mais le Seigneur veut donner à ces pleurs un motif plus surnaturel, et il les invite à pleurer sur les péchés qui sont la cause de la Passion et qui sont comme un ver dans un fruit.

Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi, pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants… Car, si on traite ainsi le bois vert, qu’en sera-t-il du sec ?

Tes péchés, les miens, ceux de tous les hommes, se dressent devant nous.

Le péché, aussi petit soit-il, touche toute la création. Tout le mal que nous avons fait, et le bien que nous avons négligé de faire. Heureusement aussi, le bien qui se fait dans n’importe lieu de la terre élève toute la création.

Jésus aujourd’hui lance une invitation au repentir, maintenant, alors que l’âme est en chemin et qu’il en est encore temps. La Croix du Christ consiste à pardonner et à prier pour les uns et pour les autres.

Jésus mets en chaque âme ici présente la compassion.


7ème Station

Septième station. Jésus tombe pour la deuxième fois.

NOUS VOUS ADORONS, O JESUS, ET NOUS VOUS BENISSONS

PARCE QUE VOUS AVEZ RACHETE LE MONDE PAR VOTRE SAINTE CROIX.

Le corps de Jésus s’abat de nouveau d’épuisement, tombant pour la seconde fois, parmi les cris de la foule et la bousculade des soldats.

La faiblesse du corps et l’amertume de l’âme ont fait tomber Jésus une nouvelle fois. Tous les péchés de l’humanité, les miens aussi, pèsent sur lui.

C’étaient nos souffrances qu’Il portait et nos douleurs dont il était accablé. Il a été transpercé à cause de nos péchés, écrasé à cause de nos crimes.

Le châtiment qui nous rend la paix est sur lui et c’est grâce à ses plaies que nous sommes guéris. Jésus défaille, mais sa chute nous relève, sa mort nous ressuscite.

A notre récidive dans le mal, Jésus répond par son obstination à nous racheter,

par l’abondance de son pardon, afin que personne ne désespère.

Vois, rien n’est encore perdu. Tu peux encore aller de l’avant, et avec plus d’amour, plus d’affection, plus de force.

Seuls le repentir et l’humilité transformeront notre faiblesse humaine en une force divine. Jésus tombe sous le poids de la Croix. Il préfère s’écrouler plutôt que de lâcher la Croix. C’est ainsi que le Christ guérit le manque d’amour qui nous jette à terre.

Jésus, j’abandonne entre tes mains le passé, le présent et l’avenir Donne-moi la force de me mettre debout et d’aider ceux et celles qui tombent.


6ème Station

Sixième station. Véronique essuie le visage de Jésus.

NOUS VOUS ADORONS, O JESUS, ET NOUS VOUS BENISSONS

PARCE QUE VOUS AVEZ RACHETE LE MONDE PAR VOTRE SAINTE CROIX.

Il n’y a en lui ni grâce ni beauté pour attirer nos regards, ni apparence attirant notre amour. Il était méprisé et abandonné des hommes, homme de douleurs et familier de la souffrance, celui devant qui on se voile la face, méprisé, et de qui nous ne faisons aucun cas.

Et c’est pourtant le Fils de Dieu qui passe, incroyable mais vrai. C’est un scandale pour les uns et folie pour les autres.

Une femme, nommée Véronique, se fraye un chemin à travers la foule, portant un linge blanc avec lequel elle essuie le visage de Jésus. Jésus laisse l’empreinte de sa Sainte Face sur ce linge.

Le visage bien-aimé de Jésus, ce visage qui avait souri aux enfants et s’était transfiguré, glorieux, sur le mont Thabor, a comme disparu, masqué par la douleur. Mais cette douleur est notre purification ; cette sueur et ce sang qui ternissent et estompent ses traits sont notre propreté.

Nos péchés furent la cause de la Passion, de cette torture qui déformait le visage très aimable de Jésus. Et ce sont aussi nos péchés qui, maintenant encore, nous empêchent de contempler le Seigneur.

Jésus donne-moi la force et le courage d’arracher ce pauvre masque que m’ont fait mes péchés.